Historique

Janvier 2009 – Juin 2009

Don du sangAu cœur de l’importation en France du conflit à Gaza, une manifestation pacifique est organisée le 14 janvier 2009 au Théâtre de Saint Léon sur la place Dupleix. Des fidèles des communautés chrétiennes, juives et musulmanes du quartier se rassemblent en présence de nombreux autres citoyens. 600 personnes sont au rendez-vous. Samuel Grzybowski a 16 ans, il est dans la salle. Sollicité par l’organisateur, il monte sur scène et lance un appel « Je propose aux jeunes qui le souhaitent de me rejoindre pour que nous organisions un don du sang. Faisons couler le sang pour la paix et pas pour la guerre ».
Dix jeunes répondent présent : Hana et Margot de la communauté juive Adath Shalom, Tristan, Marie-Aude, Tiphaine et Camille de la communauté chrétienne St Léon, Réda, Youssef et Abderrahman de la communauté musulmane de la rue de Javel et Constantin, un agnostique du quartier. Ensemble, ils fondent un groupe « interreligieux des jeunes du XVe arrondissement ». Une semaine plus tard, le 21 janvier 2009, ils décident dans les locaux de la synagogue de se nommer Coexister, de rédiger un manifeste de la Coexistence active et d’organiser ensemble le 31 mai 2009 une collecte de sang sous le nom de code « Ensemble à Sang% ».
L’opération est un réel succès et plus de 300 personnes sont au rendez-vous. Coexister est né.

Année 2009 – 2010

Capture d’écran 2016-01-21 à 17.40.01Samuel, Margot et Réda déposent les statuts de l’association Coexister à la préfecture de Paris le 11 septembre 2009. Dès le début du mois de septembre, des lycées commencent à solliciter le jeune groupe, repéré grâce à différentes apparitions dans les médias au sujet du projet de don du sang interconvictionnel. Coexister décide alors de créer un pôle « Témoignage » pour intervenir auprès des plus jeunes. Au même moment, les membres de l’association réalisent qu’ils ne se connaissent pas suffisamment sur le fond et instituent un pôle « Rencontre » pour organiser des activités de dialogue sous la forme d’un programme « KIF » : Kulturel Interreligieux Fraternel. Ce triptyque fonde la première pédagogie de la proposition Coexister : Rencontre, Action, Témoignage.
La première année associative de Coexister commence en pleine puissance. Une cinquantaine de personnes dont une vingtaine de jeunes viennent approuver les statuts lors de la 1ère Assemblée Générale le 15 octobre 2009 à Paris. L’objectif principal de l’année reste d’organiser une deuxième collecte de sang le 30 mai 2010. Celle-ci sera un grand succès avec la présence de Christian Delorme, Ghaleb Bencheikh, Richard Prasquier, Michel Serfaty, Manuel Musallam…
Un millier de personnes participent à la journée parmi lesquelles les futurs fondateurs de Coexister Lyon et Marseille. De nombreux temps forts ont aussi lieu cette année là : célébrations de la chute du mur à Berlin, premier passage en plateau sur Direct8, premier colloque interreligieux à St Jacut, rencontre avec des leaders religieux français, réception au siège de Religions For Peace à New-York, animation de la Journée de la Fraternité avec les Scouts et Guides de France ou encore publication de la première revue Coexister.

Année 2010 – 2011

2011La 2ème Assemblée Générale de Coexister ouvre cette deuxième année associative dans la synagogue du Mouvement Juif Libéral de France le 10/10/10. De nouveaux statuts permettent l’accueil de groupes locaux et pour la première fois des représentants lyonnais participent aux délibérations. Une équipe nationale est approuvée avec pour mission de réussir le changement de dimension de « mouvement local » à « association nationale ». Les activités reprennent sous le triptyque « Rencontre, Action, Témoignage ».
La croissance est vécue difficilement pour ce premier changement d’échelle. Une réunion de crise est organisée à Arcachon en avril avec tous les membres qui le souhaitent. La participation de l’association aux Journées Mondiales de la Jeunesse en août 2011 et l’invitation à de nombreux sommets internationaux (International Jewish Committee, Religions for Peace, rencontre avec Mgr Tauran au Vatican) redonnent à Coexister de bonnes raisons d’y croire. Un article dans « Le Monde » permet à notre mouvement d’acquérir une nouvelle visibilité et fait naître des vocations à Marseille et Évry.
L’année se termine avec de belles espérances et l’idée nouvelle de créer un pôle « Formation » et d’obtenir un agrément Service Civique.

Année 2011 – 2012

manifestationCoexister commence sa troisième année associative avec d’importantes ambitions. L’idée est de tester le modèle non plus en trois mais en cinq dimensions : Dialogue, Solidarité, Sensibilisation, Formation, Voyages. Ce modèle sera vérifié et discuté lors de nos premières Assises Nationales à Marseille en avril 2012.
En octobre, Coexister est invité par le Pape Benoit XVI à se rendre aux rencontres d’Assise en Italie, 25 ans après l’initiative de Jean-Paul II en 1986. Benjamin, Farah et Samuel sont présents au rendez-vous. En janvier, Coexister fête ses trois ans dans une auberge de jeunesse parisienne avec plus de 150 participants, anciens et nouveaux membres actifs. Les 4 groupes locaux animent ensemble un total de 111 actions de terrain. L’affaire Merah en mars 2012 donne un nouveau sens à l’action de Coexister : l’urgence est de vivre ensemble.
Les premières Assises de Coexister rassemblent une cinquantaine de participants dans le sud de la France. Ils réaffirment l’identité de Coexister sur trois piliers : un message qui est la coexistence active, une action en cinq dimensions, un fonctionnement basé sur les modèles de démocratie participative et d’entreprise sociale. Les Assises décident de l’embauche d’un premier salarié à temps plein pour assurer le Secrétariat Général mais aussi de cinq volontaires en Service Civique.

Année 2012 – 2013

FATCoexister est désormais présent dans 11 villes et campus en France ! Les 1ères Assises ont donné un nouveau souffle à l’association qui est désormais sûre de son modèle. L’un des 10 membres du ComEx est désormais salarié et les 5 plus gros groupes ont chacun leur volontaire en Service Civique (Paris, Lyon, Marseille, Lille, Angers). Coexister devient véritablement une entreprise sociale en obtenant des revenus de la vente de ses ateliers de sensibilisation (57 % des produits cette année là). Les fonds sont réinvestis dans la formation, la vie du siège et l’embauche d’un contrat aidé pour faciliter l’insertion ou la réinsertion. Soufiane est le 1er salarié de l’association. La démocratie participative permet le premier renouvellement du Bureau National lors de la 4ème Assemblée Générale en octobre 2012.
Chaque groupe vit maintenant la pédagogie de la « Proposition Coexister » dont le nom s’est renouvelé : « Dialogue, Solidarité, Sensibilisation ». De belles initiatives naissent comme les Jeudis de Coexister ou les Disco Soup’. L’association se dote également de 2 programmes exceptionnels. En septembre 2012, Samuel fonde InterFaith Tour avec Christian de Boisredon. Une première équipe est sur pied à la fin du mois pour préparer la première édition.  En mai 2012, avec l’Institut Marc Perrot, Coexister Lyon lance le premier festival pour le vivre-ensemble : le Festiv’All Together. Pour le Nouvel An, Coexister participe pour la 1ère fois aux rencontres européennes de Taizé à Rome.

Année 2013 – 2014

Capture d’écran 2016-01-21 à 17.44.14Pour la première fois, Coexister décide de se stabiliser plutôt que de grandir. Pas de nouveaux groupes à l’horizon. On prend l’équipe de 11 et on recommence. Coexister fête ses 5 ans le 14 janvier 2014. Avec le programme InterFaith Tour, Coexister voit évoluer ses 5 ambassadeurs à la rencontre de 435 initiatives interreconvictionnelle dans 40 pays et 70 villes dans le monde entier.
Le pôle sensibilisation dépasse le seuil symbolique des 100 interventions en une année avec 126 ateliers touchant 12 842 jeunes dans toute la France. Le Tour de France d’InterFaith Tour donne lieu à 92 conférences ou témoignages dans 60 villes permettant de susciter des vocations dans de nombreuses nouvelles villes. 3 salariés continuent de coordonner l’association : Alaume, Claire et Nabila. Les volontaires en Service Civique sont désormais une douzaine.

Année 2014 – 2015

2014

Les groupes alors au nombre de 20 à la 6ème Assemblée Générale passent progressivement au nombre de 28 dans le courant de l’année. Coexister affronte le plus grand drame de l’histoire récente de la France : les attentats des 7, 8 et 9 janvier. La solidarité et la cohésion dans le mouvement donnent lieu à onze participations à des marches contre le terrorisme et pour l’unité nationale.
Le 5 mars, Coexister est lauréat du grand programme présidentiel La France s’engage. Coexister est enfin entendu du gouvernement et du grand public. C’est le fruit de longs mois de plaidoyer auprès de nos élus, d’une rencontre avec Laurent Fabius le 5 mai 2014 et d’un très long travail en commun avec l’Observatoire de la laïcité.
Lors des 2èmes Assises Nationales, Coexister assume son rôle en faveur du lien social et se positionne comme acteur incontournable des mouvements de jeunesse, du vivre ensemble, du fait religieux et de la laïcité. Les rêves sont nombreux, les projets immenses. Deux nouveaux bébés viennent faire grandir le « Mouvement Coexister » : un cabinet de conseil pour les entreprises « Convivencia » et un réseau pour les amis et les anciens « Coexister + ». Plusieurs membres actifs sont candidats à la succession de Samuel, un fondateur qui quitte la présidence.